Les PCB ont été pensés comme fluides stables ; cette stabilité les a rendus quasiment planétaires.
Interdits trop tard, ils restent présents dans des millions de joints, équipements et revêtements.
Synthétisés en 1881, produits massivement dès 1929, interdits trop tard. Les polychlorobiphényles ont contaminé la planète entière — des fonds marins au lait maternel. Leur fabricant savait. Il a choisi le profit. Voici les faits.
Les PCB ont été pensés comme fluides stables ; cette stabilité les a rendus quasiment planétaires.
Interdits trop tard, ils restent présents dans des millions de joints, équipements et revêtements.
En 1881, les chimistes allemands Schmidt et Schultz réalisent la première synthèse de biphényles polychlorés en laboratoire. La molécule reste une curiosité académique pendant près d'un demi-siècle, jusqu'à ce que la Swann Chemical Company de St. Louis lance la production commerciale en 1929.
En 1935, Monsanto rachète Swann Chemical et devient le seul producteur américain de PCB. L'entreprise commercialise les PCB sous la marque Aroclor et en développe massivement les applications : transformateurs électriques, condensateurs, fluides hydrauliques, peintures, encres, plastifiants. Les PCB sont partout.
Mais dès 1936, des chercheurs de Harvard démontrent que les PCB provoquent de graves lésions hépatiques. En 1937, trois ouvriers meurent chez Halowax après exposition aux vapeurs. La même année, Monsanto participe à une conférence où la toxicité est présentée. L'industrie sait — et ne fait rien.
Les chimistes allemands Schmidt et Schultz réalisent la première synthèse de biphényles polychlorés par chloration directe du biphényle. Une curiosité de laboratoire qui ne trouvera d'application industrielle que cinquante ans plus tard.
Source : Schmidt & Schultz, 1881 — Annalen der Chemie
La Swann Chemical Company de St. Louis (Missouri) lance la première production commerciale de PCB. Le produit est présenté comme un fluide miracle : stable, ininflammable, excellent isolant électrique. C'est le début d'une contamination planétaire.
Source : Swann Chemical Company, archives industrielles
Monsanto acquiert Swann Chemical et devient le seul producteur américain de PCB. L'entreprise commercialise les PCB sous la marque « Aroclor » et en développe massivement les applications industrielles. Les PCB deviennent un business à 22 millions de dollars par an.
Source : Archives Monsanto
Des chercheurs de l'université Harvard publient une étude démontrant que l'exposition aux PCB provoque de graves lésions hépatiques chez les travailleurs. Monsanto est informé mais ne modifie ni ses produits ni ses pratiques.
Source : Harvard School of Public Health, 1936
Trois travailleurs de l'usine Halowax Corporation meurent après avoir été exposés à des vapeurs de biphényles chlorés. L'autopsie révèle une nécrose hépatique massive. L'industrie est alertée mais le produit reste sur le marché sans restriction.
Source : Journal of Industrial Hygiene and Toxicology, 1937
Monsanto participe à une conférence de l'industrie où les effets toxiques des biphényles chlorés sur le foie et la peau sont présentés. Les documents internes montrent que l'entreprise est pleinement consciente des risques dès cette date.
Source : Proceedings, conférence industrielle 1937
Les PCB possèdent des propriétés remarquables : stabilité chimique exceptionnelle, résistance au feu, excellente isolation électrique, faible volatilité. Ces caractéristiques en font un matériau idéal pour des centaines d'applications industrielles. Au pic de production en 1970, 39'000 tonnes sont fabriquées en une seule année aux États-Unis.
Au total, la production mondiale cumulée dépasse 1,3 million de tonnes entre 1929 et 1993. Les PCB sont utilisés dans les transformateurs, les condensateurs, mais aussi dans le papier autocopiant, les encres d'imprimerie et même le chewing-gum. Dans la construction, ils entrent dans la composition des joints de dilatation, des peintures anticorrosion et des revêtements de façade.
Les documents internes de Monsanto, révélés en 2002 par l'Environmental Working Group, sont accablants. Des milliers de pages portant la mention « CONFIDENTIAL: Read and Destroy » prouvent que l'entreprise connaissait les dangers des PCB depuis les années 1930 et les a délibérément dissimulés.
À Anniston (Alabama), où Monsanto exploitait une usine de PCB, les employés ont observé que les poissons mouraient en 10 secondes dans les ruisseaux voisins. Des concentrations 7'500 fois supérieures aux limites légales ont été mesurées. La population locale n'a jamais été informée. L'entreprise a contaminé la ville pendant des décennies en toute connaissance de cause.
« We can't afford to lose one dollar of business. »
« Il y a peu d'intérêt à engager des dépenses excessives pour limiter les rejets. »
« Les poissons sont morts en 10 secondes, crachant du sang et perdant leur peau comme s'ils avaient été plongés dans de l'eau bouillante. »
« CONFIDENTIAL: Read and Destroy. »
Monsanto participe à une conférence de l'industrie où les effets toxiques des biphényles chlorés sur le foie et la peau sont présentés. Les documents internes montrent que l'entreprise est pleinement consciente des risques dès cette date.
Source : Proceedings, conférence industrielle 1937
Des employés de Monsanto découvrent que les poissons plongés dans un ruisseau près de l'usine d'Anniston (Alabama) meurent en 10 secondes, crachant du sang et perdant leur peau comme s'ils avaient été plongés dans de l'eau bouillante. L'entreprise n'informe personne.
Source : Documents internes Monsanto, révélés en 2002
À Kyushu (Japon), de l'huile de riz produite par la société Kanemi est contaminée par des PCB utilisés comme fluide caloporteur. Plus de 14'000 personnes sont intoxiquées, plus de 500 en mourront. Les symptômes — chloracné, lésions hépatiques, troubles neurologiques — sont dévastateurs. C'est la « maladie de Yusho ».
Source : Archives médicales japonaises, Yusho Study Group
Le 25 août 1969, Monsanto crée un « Comité ad hoc Aroclor » pour protéger son activité PCB, qui génère 22 millions de dollars de chiffre d'affaires annuel et 10 millions de bénéfice brut. Un mémo interne conclut : « We can't afford to lose one dollar of business. »
Source : Mémo interne Monsanto, 25 août 1969
Monsanto mesure des concentrations de PCB 7'500 fois supérieures aux limites légales dans Snow Creek, un ruisseau près de son usine d'Anniston (Alabama). Le rapport interne conclut qu'il y a « peu d'intérêt à engager des dépenses excessives pour limiter les rejets ». La population locale n'est pas informée.
Source : Documents internes Monsanto, révélés par l'EWG en 2002
Un incident similaire à Yusho frappe le centre de Taïwan. De l'huile de riz est contaminée par des PCB (Kanechlor 400 et 500) utilisés dans le processus de désodorisation. Plus de 2'000 personnes sont intoxiquées. Les enfants nés de mères exposées présentent des retards de développement et des anomalies cutanées.
Source : Archives médicales taïwanaises, Yu-cheng Study
En 1968, à Kyushu (Japon), de l'huile de riz produite par la société Kanemi est contaminée par des PCB utilisés comme fluide caloporteur. Plus de 14'000 personnes sont intoxiquées. Les symptômes sont dévastateurs : chloracné, lésions hépatiques, troubles neurologiques, cancers. Plus de 500 personnes en mourront. C'est la « maladie de Yusho ».
En 1979, un incident quasi identique frappe Taïwan. Plus de 2'000 personnes sont intoxiquées par de l'huile de riz contaminée — la « maladie de Yu-cheng ». Les enfants nés de mères exposées présentent des retards de développement et des anomalies cutanées. Les effets sont transgénérationnels.
Aux États-Unis, General Electric a déversé plus de 500'000 kg de PCB dans le fleuve Hudson pendant trente ans. Près de 320 km de cours d'eau sont contaminés. C'est le plus grand site Superfund du pays. Le nettoyage, achevé en 2015, a coûté plus de 1,7 milliard de dollars — et la contamination persiste.
Yusho (Japon, 1968)
personnes intoxiquées, 500+ décès
Yu-cheng (Taïwan, 1979)
personnes intoxiquées, effets transgénérationnels
Fleuve Hudson (USA)
de cours d'eau contaminés par GE
En Suisse, les PCB ont été largement utilisés dans la construction entre 1955 et 1975. On les retrouve principalement dans les masses d'étanchéité des joints de dilatation des bâtiments en béton armé, mais aussi dans les peintures anticorrosion, les revêtements de façade et les mastics de vitrage.
Environ la moitié des bâtiments en béton construits entre 1955 et 1975 contiennent des joints aux PCB en Suisse. L'interdiction des PCB en systèmes ouverts date de 1972, mais l'importation et l'utilisation ont continué jusqu'en 1975. L'interdiction totale n'est intervenue qu'en 1986.
Aujourd'hui, la réglementation suisse impose l'analyse des joints avant toute rénovation ou démolition. Les masses d'étanchéité contenant plus de 50 mg/kg de PCB doivent être soigneusement retirées. Pour les bâtiments occupés en permanence, la concentration maximale dans l'air intérieur est fixée à 2 μg PCB/m³ (moyenne annuelle).
Les masses d'étanchéité des joints installées avant 1976 doivent être analysées pour les PCB avant tout travail de rénovation ou de démolition, conformément à l'OLED (module déchets de chantier), dès 10 mètres linéaires par projet.
Les masses d'étanchéité contenant plus de 50 mg/kg de PCB doivent être soigneusement retirées et éliminées comme déchets spéciaux. Au-delà de 1% (10'000 mg/kg), des mesures de l'air ambiant sont requises.
Logements, hôpitaux, EMS : max. 2 µg PCB/m³ (moyenne annuelle). Bureaux, écoles : max. 6 µg PCB/m³. Ces valeurs sont définies par l'OFEV et l'OFSP.
La Suisse interdit l'utilisation des PCB dans les systèmes ouverts — joints d'étanchéité, peintures, revêtements. Toutefois, l'importation et l'utilisation continuent jusqu'en 1975. Les PCB restent autorisés dans les systèmes fermés (transformateurs, condensateurs).
Source : Ordonnance suisse sur les substances dangereuses
La Suisse étend l'interdiction des PCB à tous les usages, y compris les systèmes fermés (transformateurs, condensateurs, huiles). L'élimination des équipements contenant des PCB devient obligatoire. Mais des millions de joints et de peintures contaminés restent en place dans les bâtiments.
Source : ORRChim — Ordonnance sur la réduction des risques liés aux produits chimiques
De la première restriction suisse en 1972 à l'échéance de la Convention de Stockholm en 2025, les interdictions sont arrivées après des décennies de production massive. Mais même après l'arrêt de la fabrication, les PCB restent présents dans des millions de bâtiments à travers le monde.
Derrière chaque statistique, des vies contaminées, des écosystèmes détruits, des coûts astronomiques. Les PCB sont un héritage toxique planétaire.
de PCB produits dans le monde (1929–1993)
1’300’000 t
Plus de 1,3 million de tonnes de PCB produites entre 1929 et 1993, dont 635'000 tonnes aux États-Unis seuls (Monsanto).
14’000+
Personnes intoxiquées par de l'huile de riz contaminée aux PCB. Plus de 500 décès documentés.
2’000+
Personnes intoxiquées dans un incident similaire. Effets transgénérationnels observés chez les enfants.
500’000 kg
Quantité de PCB déversée par General Electric dans le fleuve Hudson pendant 30 ans. Coût du nettoyage : plus de 1,7 milliard de dollars.
USD 700 mio
Montant du règlement judiciaire payé par Monsanto pour contamination aux PCB de la ville d'Anniston et de ses habitants.
~50%
Proportion estimée de bâtiments en béton armé construits entre 1955 et 1975 contenant des joints aux PCB en Suisse.
Les PCB sont des « forever chemicals » — des polluants éternels. Leur stabilité chimique exceptionnelle, qui en faisait un matériau industriel idéal, est précisément ce qui les rend si dangereux : ils ne se dégradent pratiquement pas dans l'environnement.
Les PCB se bioaccumulent dans les tissus adipeux des organismes vivants et se bioamplifient le long de la chaîne alimentaire. Chaque maillon concentre davantage de PCB que le précédent. Les prédateurs au sommet — y compris l'homme — accumulent les doses les plus élevées.
Les PCB traversent la barrière placentaire pendant la grossesse et s'accumulent dans le lait maternel. On en retrouve dans le lait de femmes du monde entier, y compris dans des régions où les PCB n'ont jamais été produits. En 2013, le CIRC les a classés cancérigènes avérés (Groupe 1), confirmant leur lien avec le mélanome malin, le lymphome non hodgkinien et le cancer du sein.
« On a sous-estimé les effets du PCB. »
« Les PCB sont les polluants éternels oubliés. »
Les PCB persistent dans les sédiments aquatiques pendant des décennies
Première accumulation dans les organismes filtreurs
Concentration dans les tissus adipeux des poissons
Concentrations massives chez les prédateurs supérieurs
Retrouvé dans le lait maternel à travers le monde entier
Un diagnostic professionnel permet d'identifier la présence de PCB dans les joints, peintures et revêtements de votre bâtiment. Obligatoire avant toute rénovation pour les constructions antérieures à 1976.
Demander un diagnostic →De la première synthèse en 1881 à l'échéance de la Convention de Stockholm en 2025 : tous les événements clés de l'histoire des PCB.
Les chimistes allemands Schmidt et Schultz réalisent la première synthèse de biphényles polychlorés par chloration directe du biphényle. Une curiosité de laboratoire qui ne trouvera d'application industrielle que cinquante ans plus tard.
Source : Schmidt & Schultz, 1881 — Annalen der Chemie
La Swann Chemical Company de St. Louis (Missouri) lance la première production commerciale de PCB. Le produit est présenté comme un fluide miracle : stable, ininflammable, excellent isolant électrique. C'est le début d'une contamination planétaire.
Source : Swann Chemical Company, archives industrielles
Monsanto acquiert Swann Chemical et devient le seul producteur américain de PCB. L'entreprise commercialise les PCB sous la marque « Aroclor » et en développe massivement les applications industrielles. Les PCB deviennent un business à 22 millions de dollars par an.
Source : Archives Monsanto
Des chercheurs de l'université Harvard publient une étude démontrant que l'exposition aux PCB provoque de graves lésions hépatiques chez les travailleurs. Monsanto est informé mais ne modifie ni ses produits ni ses pratiques.
Source : Harvard School of Public Health, 1936
Trois travailleurs de l'usine Halowax Corporation meurent après avoir été exposés à des vapeurs de biphényles chlorés. L'autopsie révèle une nécrose hépatique massive. L'industrie est alertée mais le produit reste sur le marché sans restriction.
Source : Journal of Industrial Hygiene and Toxicology, 1937
Monsanto participe à une conférence de l'industrie où les effets toxiques des biphényles chlorés sur le foie et la peau sont présentés. Les documents internes montrent que l'entreprise est pleinement consciente des risques dès cette date.
Source : Proceedings, conférence industrielle 1937
Les PCB sont incorporés dans les masses d'étanchéité des joints de dilatation, les peintures et les revêtements de façade des bâtiments en béton. En Suisse, environ la moitié des bâtiments en béton armé construits entre 1955 et 1975 contiennent des joints aux PCB.
Le chimiste suédois Sören Jensen, de l'Université de Stockholm, fait une découverte accidentelle qui change tout : en analysant des échantillons de brochet et d'aigle, il identifie d'énormes quantités de substances inconnues — des PCB. Ils sont partout dans l'environnement, des poissons aux oiseaux en passant par les sédiments marins.
Source : Jensen S., New Scientist, 15 décembre 1966
Des employés de Monsanto découvrent que les poissons plongés dans un ruisseau près de l'usine d'Anniston (Alabama) meurent en 10 secondes, crachant du sang et perdant leur peau comme s'ils avaient été plongés dans de l'eau bouillante. L'entreprise n'informe personne.
Source : Documents internes Monsanto, révélés en 2002
À Kyushu (Japon), de l'huile de riz produite par la société Kanemi est contaminée par des PCB utilisés comme fluide caloporteur. Plus de 14'000 personnes sont intoxiquées, plus de 500 en mourront. Les symptômes — chloracné, lésions hépatiques, troubles neurologiques — sont dévastateurs. C'est la « maladie de Yusho ».
Source : Archives médicales japonaises, Yusho Study Group
Le 25 août 1969, Monsanto crée un « Comité ad hoc Aroclor » pour protéger son activité PCB, qui génère 22 millions de dollars de chiffre d'affaires annuel et 10 millions de bénéfice brut. Un mémo interne conclut : « We can't afford to lose one dollar of business. »
Source : Mémo interne Monsanto, 25 août 1969
Monsanto mesure des concentrations de PCB 7'500 fois supérieures aux limites légales dans Snow Creek, un ruisseau près de son usine d'Anniston (Alabama). Le rapport interne conclut qu'il y a « peu d'intérêt à engager des dépenses excessives pour limiter les rejets ». La population locale n'est pas informée.
Source : Documents internes Monsanto, révélés par l'EWG en 2002
La Suisse interdit l'utilisation des PCB dans les systèmes ouverts — joints d'étanchéité, peintures, revêtements. Toutefois, l'importation et l'utilisation continuent jusqu'en 1975. Les PCB restent autorisés dans les systèmes fermés (transformateurs, condensateurs).
Source : Ordonnance suisse sur les substances dangereuses
Le Congrès américain adopte le Toxic Substances Control Act (TSCA), qui conduit à l'interdiction de la fabrication de PCB aux États-Unis à partir de 1979. Monsanto cesse la production en 1977. Mais 635'000 tonnes ont déjà été vendues sur le territoire américain.
Source : TSCA, US Congress, 1976
Un incident similaire à Yusho frappe le centre de Taïwan. De l'huile de riz est contaminée par des PCB (Kanechlor 400 et 500) utilisés dans le processus de désodorisation. Plus de 2'000 personnes sont intoxiquées. Les enfants nés de mères exposées présentent des retards de développement et des anomalies cutanées.
Source : Archives médicales taïwanaises, Yu-cheng Study
L'EPA met en œuvre l'interdiction complète de la fabrication, du traitement et de la distribution des PCB aux États-Unis. La production cumulative américaine atteint 635'000 tonnes. La production mondiale cumulée est estimée à plus de 1,3 million de tonnes.
Source : EPA, Code of Federal Regulations, 1979
Le site de contamination du fleuve Hudson (New York) est classé comme site Superfund par l'EPA. General Electric y a déversé plus de 500'000 kg de PCB pendant trente ans depuis ses usines de Fort Edward et Hudson Falls. Près de 320 km du fleuve sont contaminés — le plus grand site Superfund du pays.
Source : EPA, Hudson River PCBs Superfund Site
La Suisse étend l'interdiction des PCB à tous les usages, y compris les systèmes fermés (transformateurs, condensateurs, huiles). L'élimination des équipements contenant des PCB devient obligatoire. Mais des millions de joints et de peintures contaminés restent en place dans les bâtiments.
Source : ORRChim — Ordonnance sur la réduction des risques liés aux produits chimiques
La Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP) est signée le 22 mai 2001. Les PCB figurent parmi les 12 polluants initiaux (les « Dirty Dozen ») visés par l'élimination progressive. Les gouvernements s'engagent à éliminer les équipements contenant des PCB d'ici 2025.
Source : Convention de Stockholm, PNUE, 2001
Monsanto et sa filiale Solutia acceptent un règlement de 700 millions de dollars pour contamination aux PCB à Anniston (Alabama). Des milliers de pages de documents internes sont rendues publiques, révélant des décennies de dissimulation. La population locale découvre qu'elle a été empoisonnée en connaissance de cause.
Source : Beasley Allen Law Firm, 2003 ; EWG, 2002
Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC) reclasse les PCB dans le Groupe 1 — cancérigènes avérés pour l'homme. Le lien avec le mélanome malin et le lymphome non hodgkinien est confirmé. Les PCB sont également associés au cancer du sein.
Source : CIRC/IARC, Monographie vol. 107, 2013
La phase 2 du nettoyage du fleuve Hudson s'achève. General Electric a retiré environ 2,5 millions de mètres cubes de sédiments contaminés aux PCB sur 65 km du fleuve. Le coût total dépasse 1,7 milliard de dollars. Les analyses montrent que la contamination persiste.
Source : EPA, Hudson River Cleanup, 2015
L'année 2025 marque l'échéance fixée par la Convention de Stockholm pour l'élimination des équipements contenant des PCB. Pourtant, des millions de joints, de peintures et de revêtements contaminés subsistent dans les bâtiments du monde entier. En Suisse, des PCB sont encore découverts lors de chaque campagne de rénovation.
Source : Convention de Stockholm, objectif 2025
Après des décennies de contamination, la justice a fini par rattraper les responsables. Le procès d'Anniston contre Monsanto reste l'une des plus grandes affaires de pollution industrielle de l'histoire américaine. Le nettoyage du fleuve Hudson par General Electric est le plus coûteux jamais entrepris.
Le site de contamination du fleuve Hudson (New York) est classé comme site Superfund par l'EPA. General Electric y a déversé plus de 500'000 kg de PCB pendant trente ans depuis ses usines de Fort Edward et Hudson Falls. Près de 320 km du fleuve sont contaminés — le plus grand site Superfund du pays.
Monsanto et sa filiale Solutia acceptent un règlement de 700 millions de dollars pour contamination aux PCB à Anniston (Alabama). Des milliers de pages de documents internes sont rendues publiques, révélant des décennies de dissimulation. La population locale découvre qu'elle a été empoisonnée en connaissance de cause.
La phase 2 du nettoyage du fleuve Hudson s'achève. General Electric a retiré environ 2,5 millions de mètres cubes de sédiments contaminés aux PCB sur 65 km du fleuve. Le coût total dépasse 1,7 milliard de dollars. Les analyses montrent que la contamination persiste.
Cette page est basée sur des sources vérifiables et reconnues. Les faits présentés sont documentés dans la littérature scientifique, les archives judiciaires, les rapports d'institutions officielles et les documents internes révélés lors des procès.
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